La fin de l’humanité ?

 

Chaque espèce a ainsi une longévité de quelques millions d’année ensuite soit elle disparaît corps et bien, soit elle évolue vers une nouvelle espèce en s’adaptant aux changements de son environnement.
Concernant Homo sapiens, notre espèce, qu’en sera-t-il à plus ou moins longue échéance ? Qu’elles sont nos chances de survivre à la 6e extinction ? Allons-nous disparaître ou bien évoluer ?

 

La disparition de l’Humanité

En se basant sur l’un des postulats exposés préalablement, à savoir qu’à chaque extinction de masse du fait de leurs propres besoins énergétiques, qu’ils soient herbivores, carnivores ou même omnivores, les espèces au-dessus d’une certaine taille en fonction de la gravité de la crise finissent inéluctablement par s’éteindre.

Vu la gravité toujours croissante rapportée par les scientifiques, il est donc fort probable qu’Homo sapiens fera partie des espèces les plus en danger face à la 6e extinction. En effet de part notre taille nous sommes actuellement parmi les 1 % des espèces les plus grandes sur la planète et donc directement touché par ce fait.

Certains pourront arguer que nous avons les technologies nécessaires pour faire face à une telle crise à la différence des animaux ou végétaux qui ne peuvent que la subir. C’est en partie vrai mais si nous listons les besoins énergétiques que nécessitent ces diverses technologies on s’aperçoit aussi assez vite que cela peut aussi être un facteur d’accélération de la 6e extinction :

  • L’eau : c’est une source d’énergie importante pour l’Humanité et surtout un besoin vital. Or, l’eau potable se raréfie du fait des changements des échanges de gaz et fluides dans l’atmosphère et les océans ainsi que des pollutions diverses liées aux activités humaines. Cette raréfaction est même déjà à l’origine de certains conflits locaux qui ne pourront que s’étendre à l’avenir.
  • Arrosage

  • Les terres arables : tout comme l’eau elles sont un besoin quasi-vital pour l’Humanité puisque nécessaires pour produire les denrées alimentaires de base que cela soit des végétaux (céréales, légumes, fruits…) ou comme source alimentaire pour les protéines animales que nous consommons en quantité croissante. Or, la production agricole basée sur une industrie extensive et utilisant de plus en plus d’engrais et d’intrants chimiques finissent par appauvrir les sols qui, soit nécessite l’augmentation de ses doses, soit leur abandon et la recherche de nouvelles terres exploitables ce qui passe bien souvent par une déforestation massive ce qui augmente au final le réchauffement climatique global.
  • Le pétrole : formé suite à la crise du Permien il y a 250 Ma, le pétrole est exploité à un niveau industriel depuis 150 ans environs. Or les réserves étant finies celles-ci ne pourront nous fournir en énergie que pendant quelques dizaines d’années encore au rythme actuel d’exploitation. De plus, sa raréfaction va, tout comme l’eau, amener l’Humanité à des affrontements pour s’en procurer les réserves. Affrontements qui vont eux-même réduire le temps qui nous sépare de l’épuisement des gisements. De plus, continuer à brûler du pétrole engendre des émissions massives de GES (Gaz à Effet de Serre) qui contribuent à augmenter les dérèglements climatiques mondiaux…
  • Exploitation pétrolière

  • Le charbon : tout comme le pétrole celui-ci n’est présent sur Terre qu’en quantité limité bien que les réserves devraient permettre une exploitation, toujours en sa basant sur le rythme actuel, de quelques centaines d’années mais deviendra sans doute LA ressource essentiel une fois que l’Humanité aura consommé la grande majorité du pétrole exploitable et, ainsi, nous risquons à nouveau d’entrer dans des affrontements pour avoir accès aux ressources qui eux-même, etc, etc.
  • L’uranium : présent en bien plus faible quantité dans les sols que le pétrole ou le charbon, le nucléaire ne représente que 4 % de la production énergétique mondiale (17 % environ dans un pays comme la France pourtant fortement nucléarisé). L’utilisation « civile » de l’uranium va toujours de paire avec son usage militaire qui constitue l’une des plus grandes menaces en cas de conflit. Son usage militaire est justement à craindre en cas d’une guerre future pour l’accès aux ressources pétrolifères ou carbonifères afin de ne pas surexploiter ses ressources via les besoins liés directement au conflit.

Ainsi, seul l’exploitation massive sous forme de mix-énergétique des énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse, géothermie, marémotrice…) et un usage raisonné des terres agricoles semblent pouvoir nous éloigner de l’inéluctable… mais en avons-nous réellement la volonté ?

 

Espoir(s)

Avouons-le, nous sommes peu optimistes quant à la perspective que l’Humanité toute entière aura la résolution de mettre en place les mécanismes et politiques nécessaires pour parvenir à une conclusion plus efficace face aux menaces actuelles.

Mais il existe pourtant des sources d’espérance, notamment à travers les peuples autochtones qui vivent encore ici ou là avec très peu de technologies voire comme au temps ancestraux des chasseurs-cueilleurs.

Indien d'Amazonie Inuits Maoris

En effet, si suite à une série de conflits et guerres pour l’accès aux ressources qui risquent de ponctuer l’Histoire prochaine de l’Humanité, aux maladies et épidémies qui les accompagneront, et aux famines qui les concluront, nous nous dirigeons vers la fin inexorable de l’Humanité. Pourtant il se peut que quelques petits groupes humains survivent, déjà en restant en dehors des affrontements à venir et aussi parce qu’ils seront eux toujours adaptés à une vie la plus proche possible de la nature et qu’ils seront donc à même de pouvoir survivre à la 6e extinction, ou tout du moins s’adapter autant que faire se peut aux modifications de leur environnement.

Un second espoir, étrangement peut-être, réside dans les nouvelles firmes apparus ces dernières années comme les entreprises liées à Internet ou aux nouvelles technologies énergétiques et spatiales. Déjà celles-ci fondent leur développement sur des communautés de coopération internationale. Elles sont donc peu à même de privilégier des stratégies de repli sur soi.

Colonisation de Mars

Ensuite, leur ambition parfois démesurée aux yeux de certains vise au-delà de nos simples considérations terriennes et, pour certaines, à envisager la colonisation de la Lune ou Mars. Un tel exode, même limité à quelques individus dans un premier temps, peut éventuellement permettre d’envisager une sortie de l’Homme de son cocon terrestre et donc des perspectives de survie à plus long terme…

 

Mais l’Histoire réelle nous en laissera-t-elle le temps ?
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