Le début de la fin

De tous temps les différentes cultures et religions ont développé leurs propres mythes apocalyptiques mais c’est dans les années 70 que l’Humanité va prendre conscience des limites que lui impose son lieu d’habitation unique : la Terre.

Après le déluge… les 70’s

En effet, en 1972 la mission Apollo 17 va prendre la première photo de la Terre dans son ensemble qui sera intitulée « The Blue Marble », « La bille bleue ». Ce cliché va faire prendre conscience à l’Humanité des limites imposées par notre planète.

La bille Bleue

La photo est présentée ici sous sa forme originale et selon l’orientation réel du vaisseau face à notre astre au moment de la prise de vue, cad avec le Pôle Sud en haut. Pour voir la Terre à l’endroit vous pouvez donc soit prendre une position ridicule, soit tout simplement retourner votre écran !

Un second cliché « Un point bleu pâle » pris en 1990 par la sonde Voyager 1 va montrer cette fois-ci la petitesse de ce monde sur lequel nous vivons.

Un point bleu pâle

Toujours en 1972, le Club de Rome va publier un rapport autrement connu sous le nom de « Rapport Meadows » et aussi « Les limites de la croissance » et montrer, chiffres à l’appui, que sans régulation l’humanité cours à sa perte.

Dans le même temps, des scientifiques réputés comme l’astronome américain Carl Sagan vont être les premiers à théoriser, et non prophétiser, la possibilité d’une extinction d’Homo sapiens à cours, ou au mieux moyen, terme face aux menaces que nous faisons peser nous-mêmes sur notre propre survivance.

3e et, peut-être, dernier millénaire

Il va donc falloir attendre les années 2000 pour que l’idée que l’Humanité cours à sa perte revienne dans les esprits. Et même 2010 puisque c’est en juin de cette année-là que le Pr Franck Fenner, microbiologiste annonce lors d’une interview au journal The Australian que l’Humanité n’en avait que pour une centaine d’année à vivre. Il mettra en cause les changements climatiques, la surpopulation et la surconsommation ainsi que le risque de guerres pour l’accès à la nourriture. Par contre il ne souhaite pas trop en parler car malgré tout des hommes et des femmes essaient à travers le globe de rentrer en action face aux dangers qui nous guettent. L’article n’aura d’ailleurs qu’un retentissement minimal !

Enfin, en janvier 2016 lors d’un échange avec la BBC, le célèbre physicien Stephen Hawking mettra aussi en avant les risques que court l’Humanité ; dérèglements climatiques à nouveau, la guerre mais plutôt globale et nucléarisée ainsi que les progrès scientifiques comme le développement des Intelligences Artificielles ou les virus génétiquement modifiés. Pour sa part, Hawking fixe une deadline à un millier d’années, ce qui reste faible malgré tout et voit dans la colonisation de l’Espace par l’Homme un nécessaire espoir pour survivre.

Toute chose étant égale par ailleurs… ou presque

Bref, comme nous le voyions, l’idée que l’Humanité puisse disparaître prochainement fait son chemin petit à petit. Que cela soit dans un siècle ou un millénaire, ces chiffres restent malgré tout préoccupant pour les générations à venir.
Et encore, ces prédictions ne se basent qu’à partir des données actuels qu’elles soient démographiques, économiques, climatiques, biologiques, etc. Or comme nous l’avons déjà démontré {lien page Humanité} une catastrophe telle une extinction de masse est la suite d’un certain nombre de causes qui se conjuguent dans un laps de temps relativement cours. Ces causes multiples sont aujourd’hui déjà présentent ; réchauffement climatique global, surconsommation des milieux naturels, pollutions… celles-ci sont le fait direct des activités humaines mais n’oublions pas que régulièrement la Terre est frappée par des catastrophes naturelles de grandes ampleurs comme un astéroïde géant qui viendrait nous percuter ou un super-volcan qui rentrerai en éruption.
Nous croyons trop souvent que ces phénomènes ne sont que pure spéculation catastrophiste. Or, si la NASA et d’autres agences spatiales et astronomes surveillent le ciel en permanence à la recherche d’un bolide dangereux, nous n’en avons encore répertorié qu’à peine 1 % sur l’ensemble que compte le système solaire. Et concernant les super-volcans, n’oublions pas que Yellowstone n’est en fait qu’une immense caldeira, cad le cratère d’un super-volcan, qui entre en éruption en moyenne tous les 600 000 ans et que sa dernière éruption remonte… à 640 000 ans.

Croisons les doigts pour qu’il reste éteint encore quelques années !

 
 

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